L’hôpital psychiatrique, cette prison qui ne dit pas son nom.

« Écrire, c’est la première action d’un homme privé de liberté » rappait Nekfeu dans le morceau « Ciel noir » présent dans son dernier album, Les étoiles vagabondes, sorti le 6 Juin 2019 alors que j’étais interné. Voilà pourquoi j’écris cet article, à chaud, pendant mon séjour en hôpital psychiatrique. (Finalement, la dépression faisant son travail, les médicaments affectant l’intellect et la procrastination ayant pris le dessus, plusieurs semaines ont été nécessaires pour écrire ces quelques lignes).

Ceci est le récit d’un séjour en hôpital psychiatrique, il ne reflète pas la réalité de tous ces types d’établissements mais la perception qu’en a eu l’auteur au moment de son passage.

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J’ai fait un séjour en hôpital psychiatrique. En trois semaines, j’ai été hospitalisé dans deux institutions différentes, en voici les raisons dans un court récit. Je n’ai pas la prétention de renouveler le genre, des auteur·e·s comme Goffman, Foucault et d’autres ont déjà traité du sujet, j’ajoute juste un témoignage supplémentaire. (1)
Première hospitalisation

J’ai été hospitalisé aux urgences psychiatriques -que nous nommerons Pierre Carrens- après une forte crise d’angoisse et suicidaire, au beau milieu de la nuit. (2) Une de mes hantises était d’aller dans un établissement du genre institution totale (je ne vais pas redéfinir ici le concept  « d’institution totale » créé par Goffman (3), car il comporte de nombreux éléments que l’hôpital psychiatrique rempli évidemment), par peur d’y rester enfermé j’ai toujours refusé de me rendre aux urgences psychiatriques.

Ne pouvant plus me contrôler ce soir là, j’ai dû accepter d’y aller.

Il a fallu réveiller le colocataire de la personne chez qui j’étais, afin qu’il m’y emmène en voiture. Une fois là-bas j’ai été pris en charge par des médecins psychiatres de qualité, à l’écoute, rassurant·e·s. Iels m’ont donné·e·s un traitement sédatif et m’ont mis dans une chambre libre.

Les draps étaient en papier pour ne pas pouvoir faire de noeuds, le « pyjama » que l’on m’a fourni était aussi en papier facilement déchirable et je n’avais pas de housse d’oreiller non plus.

L’ensemble de mes vêtements et effets personnels ont été mis dans un placard sous scellé. Mon téléphone portable m’a été supprimé. Me voilà donc, en pyjama de papier bleu, errant dans un couloir avant que le sédatif très puissant ne fasse effet. Il n’aura pas fallu longtemps, 15 minutes plus tard je dormais à poings fermés.

2h : Arrivé aux urgences.

3h : endormi.

7h : réveil.

Il faut prendre les premiers médicaments, faire une prise de sang et manger le petit déjeuner. Ce dernier est servi sur un plateau directement dans la chambre, ce sera le cas pour tous les repas, ce qui coupe de toutes relations sociales. Aucune explication sur les résultats de la prise de sang. Aussitôt le repas pris, aussitôt rendormi.

12h : réveil.

On m’apporte mon plateau-repas accompagné des médicaments. Je me rendors aussitôt.

Plus tard dans l’après-midi un psychiatre vient me parler. Or, je suis dans le coltard, je ne sais pas ce que je dis, je ne sais pas ce que je comprends, en plus du psychiatre deux autres personnel.le.s soignant.e.s sont dans la chambre. Après avoir baragouiné quelques mots, je me rendors.

Je reçois la visite de la personne que je fréquente et qui m’a accompagné tout au long de ce périple, je l’ai vue 5 minutes et elle m’a regardé dormir pendant 2 heures, sans que je ne m’en rende compte. Entre temps les infirmier·e·s m’ont transvasé dans l’unité post urgences, où l’on reste au maximum trois jours. À savoir que j’y suis rentré dans la nuit d’un dimanche à un lundi, ma sortie était donc prévue pour mercredi. Après avoir pris mon repas du soir et mes médicaments je me rendors. Au matin, un médecin psychiatre vient dès mon réveil pour échanger avec moi. Dans l’incapacité totale de mes moyens, après 32h de sommeil et des sédatifs dans les veines, je comprends que mon séjour ici est au moins prolongé jusqu’au vendredi soit plus des 72h prévues et que je serai possiblement transféré dans un autre service. Il revient à cette occasion sur mes différentes crises, angoisses, tentatives de suicides.

De quoi me faire cogiter par la suite.

La seule activité de ma journée étant de rester dans une chambre de 9m2 environ 23h30 sur 24h. La demi heure de « libre » étant de tourner en rond dans une cours de 20m2 bétonnée, grillagée, accompagné d’un·e aide soignant·e. Je n’ai jamais été en prison. Il me semble cependant que mon expérience dans cet hôpital peut se rapprocher de celle d’un prisonnier. Les témoignages des camarades passé·e·s par la case prison, ainsi que les différents reportages (qui, j’en suis conscient ne sont pas neutres) sur le sujet, laissent à voir de fortes similitudes entre ces deux institutions.
Le deuxième ou troisième jour – je perds mes repères à cause des médocs

J’ai l’autorisation d’avoir mon téléphone portable pour quelques heures. Je vois donc pour la premières fois les messages de mes proches qui me témoignent leur soutien. Je réalise que l’on m’envoie de l’amour. Ces témoignages d’affection me touchent et m’émeuvent beaucoup, je réalise la souffrance que j’imposerai à mes proches si je me suicidais maintenant. Dans la journée le psychiatre estime, tout de même, que mon état de santé permet d’ouvrir le placard. Mais on me supprime de nouveau mon téléphone et on m’interdit d’aller me « promener » dans la cour, sans aucune raison, ou du moins sans explication.

Dans le placard se trouve ma ceinture.

Comme pour témoigner d’un appel à l’aide, dans la nuit, je la saisis, me la passe autour du cou et je serre fort, très fort presque jusqu’à l’étouffement. A la limite de l’évanouissement, j’appelle un·e infirmier·e via le bouton prévu à cet effet. Iels m’ont donc trouvé, ceinture autour du cou, et ont tout de suite pris des mesures drastiques : plus de pyjama, plus de draps, seulement une couette « anti-suicide ». Une sorte de couche de carton recouverte d’un tissu qui ne se plie pas. On m’enlève également mon oreiller, les bouquins que j’avais sur ma table de nuit, les deux chaises qui étaient dans la chambre sont mises dans la salle de bain qui est fermée à clé ainsi que le placard. Je ne peux donc plus pisser et me retrouve à poil sous un bout de carton, après avoir pris à nouveau des cachetons plus puissants.
Le lendemain j’ai de nouveau de la visite, quatre ami·e·s ont fait le déplacement pour venir me voir et me soutenir. J’ai le droit à un nouveau pyjama de papier bleu, le précédent étant déchiré. Les visites commencent à 15h, iels sont arrivé·e·s pile à l’heure, on les a fait attendre 1h30 dans la salle d’attente sous prétexte que j’étais avec un·e membre du personnel. Ce qui était faux. J’étais seul dans ma chambre à attendre.

Finalement on leur dit que les visites se feront une par une. La personne que je fréquente vient en première, on va dans la « cour » (la cage ?) pour changer d’air de la chambre (ou de la cellule, je ne sais plus trop). Au bout de trente minutes je décide de la laisser partir pour voir une des autres personnes venues. On me dit alors que toutes mes visites sont annulées jusqu’à nouvel ordre et que mes ami·e·s ne peuvent pas me voir. Je n’ai même pas pu leur faire un coucou par une fenêtre pour les remercier d’être passé·e·s. Je m’énerve envers les personnel·le·s soignant·e·s qui m’expliquent qu’il faut voir ça avec le médecin psychiatre. Je retourne donc dans ma chambre-cellule en pleurs et en colère, et attend le médecin qui se décide enfin à arriver. Il me dit que c’est pour mon bien si les visites, le téléphones et autres moments avec mes proches sont annulé·e·s. Pour lui l’acte de la veille vient du trop plein d’émotion que j’ai eu en lisant les messages de mes proches.

Il ne remet pas du tout en question les conditions de vie de cet hôpital-prison.

Lieu où l’on a aucune communication avec l’extérieur, où l’on est enfermé·e 23h30/24h dans une chambre, froide, sans couleur, finalement, sans vie. Il n’écoute pas les besoins que je lui exprime cependant clairement : je souhaite avoir de la visite, je souhaite avoir un contact social. Ma cellule est vide, je n’ai aucune distraction, rien pour m’occuper, je n’ai même pas accès à l’heure, je n’ai donc aucune conscience du temps.

Seules mes idées noires vont me tenir compagnie désormais du matin au soir.

Il s’excuse d’avoir prévenu au dernier moment. Cela n’arrange en rien la situation surtout quand il m’annonce que la visite du lendemain, qui se devait être celle de ma mère (240 km aller/retour pour me voir), à été annulée. Je vis cela comme une punition. C’est à ce moment là, suite à ces privations et à l’annonce de la privation de nouvelles choses encore que je pète un plomb, je demande à l’avoir au téléphone, on me dit d’attendre un instant. Un instant qui durera presque 3h. Pour avoir une conversation avec elle, il faut désormais qu’elle soit sous « médiation ». C’est à dire qu’il fallait qu’un·e membre de l’équipe médicale soit présent·e lors de l’appel.

Je trouve cela dégueulasse mais j’accepte.

Je sors donc du bureau infirmier; suivi d’une infirmière qui compose le numéro et qui répond en premier à ma place. Elle me passe finalement le téléphone tout en restant dans la pièce. Dès le début je préviens ma mère que la conversation est « écoutée par la Gestapo ». La conversation est sur haut-parleur pour que l’infirmière puisse entendre la conversation. Non seulement cela fait mal aux oreilles mais en plus cela reste une conversation privée avec un membre de ma famille à savoir ma mère. Je décide donc de couper le haut-parleur. L’infirmière se lève d’un coup pour reprendre le téléphone et raccrocher. Elle repart dans le bureau des soignant·e·s.

Je la suis, habillé de mon pyjama bleu déchiré de stress.

Je rentre dans le bureau (ce qui est interdit) et exige qu’on me repasse le téléphone. L’équipe soignante me fait sortir du bureau violemment.

Je ne cesse de comparer, l’hôpital à une prison, le médecin me dit que “l’une différence avec une prison – ce qui prouve bien qu’il y a des similitudes – est que j’y suis rentré libre et que que je peux en sortir libre”.

 

33922806_450866285335324_2086837936686366720_n(Bob Daugherty / AP)

 

Ni une, ni deux je décide de m’évader de cette prison psychiatrique.

Je demande à ce qu’on m’ouvre le placard avec mes affaires. L’équipe soignante essaye de me raisonner. Je leur prouve que je suis bel et bien en prison, sans drap, sans oreiller, sans toilettes, sans affaires. ll n’y a rien a faire, je suis décidé à partir.
Le placard s’ouvre, je me rhabille, signe une décharge comme quoi je pars contre l’avis du médecin, et quitte les lieux. Le personnel soignant ne souhaitant pas que que je parte seul a appelé ma mère afin qu’elle vienne me chercher, au pied levé à 20h, à 120 km de là. Entre temps des ami·e·s sont venu·e·s me chercher et me soutenir. Ma mère est finalement arrivée et m’a ramené chez moi. Sur le trajet, nous avons évidemment parlé de la suite. Était-il mieux que je retourne dans la « nature » ou que je retourne dans un hôpital psychiatrique ? La discussion se faisant, je décide qu’il est plus sain pour moi d’aller dans un hôpital psychiatrique afin d’avoir des soins. Nous passons donc par les urgences hospitalières, avant d’être accueilli·e·s dans l’hôpital psychiatrique local (de ma ville de d’enfance) à 4h du matin.

Deuxième hospitalisation.

Au petit matin l’ambiance est déjà très différente du premier centre hospitalier psychiatrique. Il y a un grand parc où l’on peut se promener librement, plusieurs pavillons suivant les pathologies des patient·e·s. Je suis dans le pavillon le plus « calme », celui où sont les personnes dépressives, anxieuses, bipolaires ou encore légèrement schizophrènes. Nous sommes en contact avec les autres patient·e·s du pavillon, nous mangeons ensemble, nous jouons ensemble, nous communiquons, bref, nous ne sommes pas isolé·e.. Les infirmier·e·s sont présent·e·s, les psychologues et psychiatres aussi, pas souvent, par manque de personnel·le, mais savent être présent·e·s pour nous. Mais l’apaisement est de courte durée. Le règlement est strict et s’adapte en fonction de chacun·e et de la raison pour laquelle il a été nécessaire de faire appel à un hôpital psychiatrique. Ma raison ? tentative de suicide par strangulation. Et oui, les hôpitaux sont en liens les uns avec les autres. Je n’ai donc plus aucun cordon aux pulls et aux vestes, plus de ceinture, plus d’écouteurs filaires et plus de lacets à mes chaussures. Chargeurs de téléphone et d’ordinateur doivent rester dans le bureau des soignant·e·s. et y être utilisés sur demande. Pour d’autres ce sera parfum, vernis, objet tranchant quelconque, cela varie en fonction des pathologies de chacun·e. Je dois donc personnellement relever mon pantalon toutes les cinq minutes, et traîner des pieds pour ne pas perdre mes chaussures. Pas top pour l’estime de soi et pour la vision que l’on donne aux autres. Le parc, bien que grand, reste un enclos, fermé, sans issues, on y fait vite le tour. D’ailleurs chaque matin un petit groupe de patient·e·s y fait une promenade.

7h30 : réveil

 8h15 à 9h : petit déjeuner

12h pile : repas du midi

19h : repas du soir

21h45 – 23h : les cachets

23h : heure d’extinction des feux

Les repas sont servis dans des barquettes en plastique, pour l’hygiène, on repassera pour l’écologie… Pour quelqu’un comme moi, avec de fortes convictions écologiques, tout ce gaspillage alimentaire et plastique sous mes yeux est difficile à supporter…
Les douches, au nombre de quatre, sont communes et ouvertes de 7h30 à 8h30. On peut être jusqu’à 21 patient·e·s dans l’unité, ça fait relativement peu de douches pour le nombre que nous sommes. La plupart des chambres sont doubles avec les douches dans le couloirs donc, une coordination peu pratique et mal pensée. . Il y a donc souvent la queue pour prendre des douches qui sont d’ailleurs mixtes. Étonnant d’avoir des chambres doubles en hôpital psychiatrique quand on ne connaît pas bien les réactions de chacun·e·s des patient·e·s en fonction de leur pathologie. Il faut dire que l’hôpital manque cruellement de moyens.

Mes premières nuits se font dans une « chambre d’observation ». Même chose qu’à l’hôpital précédent, les draps sont en papier, mais cette fois ci pas de pyjama bleu ni de placard scellé. Il y a bien un placard où je range mes affaires mais j’en possède la clé. Et c’est pareil pour tout les patient·e·s, dans ces placards s’y trouvent les habits mais aussi les objets de valeurs, d’où l’idée d’avoir la clé sur soi. Au bout de quelques jour j’ai été changé de chambre, pour une chambre double « normale », car une place s’y est libérée. Or je me retrouve avec une personne schizophrène. Je trouve cela étrange de mettre dans la même chambre deux personnes aux pathologies différentes et dont on ne sait pas comment elles réagissent entre elles. Par exemple la chambre voisine était celle d’un·e dépressif·ve et un·e bipolaire, comment anticiper les réactions de chacun·e… ? Les règles concernant les visites sont strictes elles aussi, c’est de 14 à 19h. On peut se balader dans tout le parc ce qui donne un air de liberté, mais les visiteur·euse·s n’ont pas le droit de rentrer dans les chambres ni dans les parties communes. Leur sont réservé deux « salons » qui ressemblent à des salles d’attente de médecin. Lorsqu’il pleut ou qu’il fait trop froid et qu’il y a plusieurs visites, la voiture garée sur le parking reste la meilleure solution… Il y a donc mieux pour recevoir de la visite. On reste dans un enclos, fermé.

Cet hôpital psychiatrique avait pour avantage la possibilité d’envisager des permissions de sortie. Elles peuvent durer jusqu’à 48h et sont à demander à la psychiatre – si elle est présente – et dépend de son appréciation de la situation (comment nous sommes mentalement, quel est le but de la sortie..). Pour exemple j’ai demandé une permission de sortie de 48h pour pouvoir aller à l’anniversaire de ma meilleure amie, les conditions de ma sortie étaient que je ne boive pas d’alcool ni ne fume ou prenne de toxique ( de la drogue quoi). Ce que j’ai accepté bon an mal an. Pendant mon hospitalisation (et même avant) je fumais, de temps à autres, de la Damiana une plante aux propriétés anxiolytiques. Quand une infirmière s’en est rendu compte elle me l’a
confisquée sous prétexte que « l’on ne sait pas comment cela agit avec les molécules des médicaments ». Je rappelle aux infirmier.es que c’est une plante. S’iels veulent réellement interdire ce qui risque de provoquer des problèmes avec les médicament alors supprimons le tabac, bien plus toxique.

Quand j’ai fait cette proposition on m’a répondu « il y a trop de fumeurs ça ferait une révolte ».

C’est bien plus simple quand un·e seul·e patient·e s’énerve que quand c’est plus d’une quinzaine ! Je vis cela comme une punition, une nouvelle fois j’hésite à partir de l’hôpital, mais je me ressaisis et me dis que je suis là pour mon bien. Le contrôle, toujours le contrôle. Pourtant, comme dans tout endroit coupé de l’extérieur, il y a toujours moyen de trouver ce que l’on cherche. Le trafic de tabac est le plus fréquent, dès que quelqu’un·e a une visite on demande au visiteur d’acheter du tabac pour celles et ceux qui en ont besoin. Certain·e·s patient·e·s sortent carrément de l’hôpital par des zones secrètes pour aller acheter leur tabac ou autres produits. Il existe un lieu de rencontre informel entre intérieur et extérieur où s’échangent drogue, alcool, tabac. Ce genre de trafic existe aussi en prison et ce n’est un secret pour personne. Le parc jouxtant une forêt il y a même une ouverture secrète vers celle ci, où certaines personnes vont pour avoir des rapports sexuels, ce qui est interdit au sein de la structure hospitalière.

Ainsi, l’hôpital psychiatrique semble être un lieu d’enfermement. Enfermement des marginaux de celles et ceux qui ne rentre pas dans les cases pré-construites par la société. Mais il ne semble pas les soigner. Toujours plus lobotomisé·e·s, toujours plus « fous et folles », ces gens que l’on interne reviennent inlassablement dans ces établissement de « soins » et les traumas générés dans ces lieus engendrent bien souvent un mal-être plus grand, ce qui créé un cercle vicieux. Pas sans me rappeler la prison. On y enferme des personnes pour les punir, mais la plupart du temps elles sont plus dangereuses pour elles et pour les autres en en sortant, souvent elles y retournent.

2084(capture d’écran de « 2084 » de Chris Marker)

La privation de liberté n’est pas la solution, c’est le problème.

Les hôpitaux psychiatriques, comme les prisons, c’est de la merde. Ce n’est pas une solution, l’institution ne répond pas aux besoins mais exacerbe les problèmes. L’institution, quelle qu’elle soit, est à bannir, d’autant plus quand celle ci est une geôle, sous quelque forme que ce soit. Hôpital psychiatrique, prison, centre de rétention, même combat. Qui sont les personnes internées ? Les parias de la société, les délinquant·e·s, les “fous/folles”, les exclu.e.s… Le point commun entre toutes ces personnes ? ne pas rentrer dans les cases que la société apprécie tant.

Tout le monde déteste les institutions. Alors si c’est mur par mur que nous détruirons les prisons, c’est brique par brique que nous détruirons les hôpitaux psychiatriques.
Soutien à toutes et tous les prisonnier·e·s qu’iels soient en hôpital psychiatrique ou en prison.

 

Un individu ayant fait un (court) passage en hôpital psychiatrique.

 

Notes

1. Des références à ces auteurs seront faites durant le récit.

2.Le nom de l’établissement à été modifié

3. E. Goffam,  Asile, Les éditions de Minuit, 1968

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